Preston Love

A
propos des territory bands :
« Les
territory bands, de moindre renommée et de moindre
envergure
[que les orchestres de Basie, Ellington,
Lunceford],
jouaient de la musique de danse. Ils ne jouaient pas
tout à fait du jazz ; c’était plutôt de la
musique pour faire danser, de la
dance music. »
Les
années 40 :
« C’était
la grande époque ! Les deux musiques, la blanche
et la noire, étaient alors très différentes ! La
musique noire était très créative, en pleine
évolution, alors que la musique blanche ne faisait
qu’imiter les Charlie Parker ou Lester Young
pour n’en citer que deux. Nous, Noirs, avions
une culture différente : elle provenait de nos
habitudes de vie et de nos
comportements. »
L’église :
« La
musique d’église, la plus grande chose qui nous
soit arrivée ! C’est un mélange, un tout
dans la façon dont on exprime notre être, notre
âme : nos lamentations, nos souffrances, dans
nos vies
d’Afro-Américains.
[…]
Personne ne peut nous imiter, les Blancs ont une
expérience différente de la vie. Leur culture
l’est également. »
Preston Love est mort en 2004. Il a publié son autobiographie en 1997, A Thousand Honey Creeks Later (My Life In Music), Wesleyan University Press.